Récemment, un ensemble d'associations contre le racisme et l'antisémitisme a introduit une action devant le juge des référés de la première chambre du tribunal correctionnel de Paris afin de faire bloquer le site négationniste de l'Association des anciens amateurs de récits de guerre et d'holocauste (Aaargh). Puisque le site en question est hébergé par un prestataire de services américain, leur objectif n'était pas tant de le faire interdire en tant que tel, que de demander au juge d'ordonner que les fournisseurs d'accès français mettent en place des mesures de filtrage permettant de garantir aux internautes français qu'ils ne pourront accéder au site incriminé. L'originalité de la démarche découle de ce que c'est la première fois que la loi pour la confiance dans l'économie numérique est invoquée dans un tel cas. Celle-ci stipule en effet en son article 6, I., 8: "L'autorité judiciaire peut prescrire en référé ou sur requête, à toute personne mentionnée au 2 ou, à défaut, à toute personne mentionnée au 1, toutes mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un service de communication au public en ligne." La décision devrait intervenir le 25 mars.
Actualité réalisée par le CRID, sous la coordination de Yorick Cool