L’origine du
RFID (‘Radio Frequency Identification’) remonte aux années soixante, quand deux
employés de Philips découvrent qu’il est possible de lire à distance un certain
type de puce électronique. L’actuel système RFID s’est ensuite développé après
que C&A fut le premier à installer un Europe le portail de détection, désormais
connu. L’ajout d’un code de production unique (EPC) et un système de gestion ont
abouti à la structure qu’aujourd’hui nous appelons le RFID.
Le RFID est basé sur l’utilisation de transpondeurs programmables. Ce sont des
labels électroniques avec une puce électronique contenant des informations
digitalisées. Ces supports électroniques d’informations sont fixés sur l’objet à
identifier et peuvent être ‘lus’ radiographiquement à distance. Contrairement au
code bar, un label RFID ne doit pas être recherché. L’objet s’annonce de
lui-même auprès du récepteur.
L’avantage du RFID par rapport au code bar traditionnel est que pour
l’identification il ne nécessite pas de ‘contact visuel’. En effet, les signaux
radio pénètrent des matériaux non-lisibles. La saleté et la graisse
n’influencent pas non plus la lisibilité. C’est pourquoi les tags RF sont idéaux
pour l’identification de charges sur palettes, de produits dans un ligne de
production et à tous les autres endroits où l’identification optique ne
fonctionne pas. Pour l’avenir, il semble que le RFID sera aussi de plus en plus
utilisé dans le cadre de contrôles d’identité, comme pour des cartes d’identités
par exemple.
Il existe des tags RFID sous toutes les formes et dimensions. Ils peuvent être actifs ou passifs (alimentés par une batterie interne), ‘read-only’ ou ‘read-write’. Ainsi, l’écriture d’informations provenant de différentes phases de production ne constitue plus qu’une seule application sur un tag RFID, ce qui n’est pas possible si vous travaillez avec des étiquettes à code bar. Mais le RFID devient aussi de plus en plus important dans le cadre d’identifications. L’identification permet en effet de distinguer dans la masse certains biens de façon univoque. Aujourd’hui, beaucoup de firmes utilisent des numéros et des codes bar. Mais une nouvelle manière d’identifier des marchandises s’annonce grâce à l’identification électronique par RFID. Pour l’instant, le développement de cette application n’en est encore qu’à ses premiers pas et le code bar est encore toujours l’instrument le plus utilisé pour identifier. Mais il semble que dans ce contexte, l’application du RFID gagne en intérêt. De plus, les tags RF sont aussi de plus en plus incorporés dans toutes sortes de cartes d’identité et de passeports, comme on l’a vu dans des initiatives aux Etats-Unis, au Japon et en Europe.
L’utilisation de nouvelles technologies fait souvent surgir des questions
concernant la vie privée. Il n’en va pas autrement pour le RFID, puisque dans
certains contextes celui-ci peut être vu comme un sérieux danger pour la vie
privée. Voici un aperçu de quelques domaines problématiques :
Fiche pratique rédigée par l’ICRI, sous la coordination de Fabio Gilio.